A l’heure où la planète subit des traumatismes naturels à répétition, entre les feux de forêts, les ouragans, les cyclones et les inondations ; à l’heure où l'Homo sapiens s’enorgueillit de pouvoir, de haine et de violence de par la planète, se dessine un tout autre visage des origines de l’homme et de sa relation avec la nature. Entre la peur et le besoin d’harmonie dans un monde en proie à de grandes contradictions, le tourisme et le touriste lui-même se tournent de plus en plus vers un besoin de vrai et d’authentique, un besoin de retour aux sources. Et c’est ainsi qu’apparaissent, au détour d’un monde hyper-industrialisé, de nouveaux modes de tourisme. L’ethnotourisme va bon train, mais cette quête de primitivité est aussi un phénomène de mode qui a ses limites. Essayons de mieux comprendre ce qu’est l’ethnotourisme, pourquoi l’homme moderne a-t-il ce besoin de comprendre et de ressentir cet état primitif, et quels sont les dangers de ce nouveau mode de tourisme.

L’ethnotourisme késako ?

On l’appelle aussi le tourisme ethnique, c’est-à-dire la rencontre humaine qui s’organise entre les touristes et les peuples autochtones de contrées lointaines, et qui vivent le plus souvent au sein de véritables paradis écologiques. En voyage de groupe, seul ou avec des compagnons de voyage, de plus en plus d’agences spécialisées favorisent l’approche de groupes ethniques aux modes de vie authentiques, rythmés par la nature, dont la survie est souvent difficile. L’ethnotouriste apprend à communiquer, à s’adapter à l’environnement, à comprendre les croyances et les coutumes des peuples. Oui, les tribus aux coutumes primaires, synonymes d’exotisme, à la connotation presque irréelle, séduisent et fascinent l’homme moderne en mal de vrai et d’authentique, ou en quête de sensations nouvelles. Cependant, tout ce qui attire le monde moderne génère aussi des excès.

Les limites de l’ethnotourisme

Comme tout ce qui fascine et interroge, comme tout ce qui sort des codes sociétaux modernes, parallèlement attire et attise les convoitises. Du simple touriste en mal de vérité, aux structures de tourisme solidaire, en passant par les entrepreneurs en quête d’argent, et les grandes structures gouvernementales en quête de pouvoir ; les groupes ethniques retirés vivant en autarcie font malheureusement l’objet de projets ambitieux. Se développe alors un soit-disant ethnotourisme transformé en un véritable safari humain où le marchandage va bon train, où l’authentique n’a plus grand chose d’authentique, un tourisme hors du commun qui s’assimile à du tourisme de luxe ; en bref, un segment touristique bien prometteur. Un réel danger pour les populations qui finissent par jouer des rôles d’humanoïdes attardés pour quelques malheureux deniers.

En conclusion, qu’en pense Barouding ?

Alors oui, l’ethnotourisme attire le touriste en quête de vrai, c’est une branche touristique en plein essor et plus que prometteuse, tant pour les professionnels que pour les touristes et les populations locales elles-mêmes. Ceci dit, Barouding prône les petites structures associatives et commerciales qui répondent aux demandes touristiques sans entraver la vie et l’environnement des aborigènes. Visiter et aider modestement, sans essayer de formater des peuples autonomes que l’on considère, à mauvais escient, comme des peuples arriérés ; sans faire des populations indigènes des bêtes de scène contre quelques malheureux deniers, et sans non plus jouer sur l'ethnotourisme, caméra et appareils photos en main, prêt à se jeter sur la population pour faire mousser les réseaux sociaux, les chaînes youtube ou les médias.

Tu ne connais pas encore Barouding ? Le concept est simple : on te trouve des compagnons de voyages qui te ressemblent vraiment et on te propose plein de voyages à partager avec eux !

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